Un peu d’histoire…. et patrimoine

Beaurepaire existe déjà à l’époque gallo-romaine où son nom trouve son origine Belli Ripari.

Depuis 2017, des fouilles archéologiques faites pour une étude préventive de l’Institut National de Recherche Archéologique d’Auvergne- Rhône-Alpes sur la plaine de Champlard, montrent la présence d’un habitat rural organisé autour de l’An Mil.

Au moyen- âge le bourg fut prospère à l’emplacement actuel. Beaurepaire est l’exemple type d’une ville neuve du XIVème siècle, protégée par des remparts édifiés en 1347. Le bourg doit sa fondation et sa prospérité à la charte de franchises octroyée aux habitants par le Dauphin Jean II en juin 1309.

Restitution du plan de Beaurepaire en 1595, avec le relevé des propriétés, terminé en 2004 après l’étude du parcellaire par Thierry Giraud, archiviste et Christian Riera.

De cette époque subsiste une partie de la structure urbaine : le centre historique avec son plan en damier comportant des rues principalement orientées Est- Ouest, ses ruelles étroites, des « trezannes » et de nombreuses maisons gothiques avec fenêtres à meneaux.

Une flânerie dans les rues du vieux bourg vous fera découvrir les vestiges du passé.

Cliquer sur la plaquette pour une promenade guidée dans le centre bourg :

Beaurepaire possède des archives communales parmi les plus anciennes et les plus intéressantes du département de l’Isère. La présence de documents prestigieux comme le cartulaire, une série de lettres patentes sur parchemin scellées par des sceaux et d’autres actes paroissiaux sont riches de sens, et d’intérêt pour les historiens.

Pour les plus férus, un livret sur les archives beaurepairoises a été initié par la municipalité en 2019.

Dans un passé plus proche, la ville de Beaurepaire a été aussi remarquable car elle a été la première ville de France électrifiée grâce à l’ingéniosité de Louis Michel-Villaz modeste artisan du village qui a réussi à développer l’électrification publique (production et distribution). C’était en 1886. La production se faisait grâce à une machine à vapeur « la locomobile ».

La municipalité actuelle a entrepris un partenariat avec le Pôle formation de Beaurepaire (UDIMEC) pour une remise en état de cette pièce afin de pouvoir l’exposer à la vue de tous.

Une fresque en entrée de ville remémore cette époque.

Photo : Reconstitution de l’usine électrique de Beaurepaire avec le matériel de l’époque (1883), à l’occasion du cinquantenaire de l’Institut polytechnique de Grenoble, le 10 juillet 1950.

D’autres « trésors »

La fibule 

La « Fibule barbare » en or et pierres semi-précieuses a été découverte par un cultivateur demeurant à Beaurepaire en labourant son champ en 1841. Elle date du début du V ème siècle et vint en Gaule lors de l’invasion des Sarmates en 406. Elle est conservée au musée Saint Pierre à Lyon

Le cartulaire

Recueil d’actes contenant la transcription des différents privilèges octroyés à la ville, du 29 avril 1309, date de la première charte du Dauphin Jean II.

Grand dessin à la plume, titre «Les libertez franchises, immunitez, enseignements et documens de la communauté des manans et habitants de la ville de Beaurepaire.»

Des plans cadastraux anciens

Cadastres qui permettent de voir l’évolution de la ville entre 1835 et 2013. La disposition entière d’îlots, a été très liée à la volonté de donner des espaces de circulation plus importants, d’abord aux habitants puis à l’automobile.

La tour Florie Richard

Parmi les bâtiments les plus anciens de Beaurepaire : « la tour Florie Richard » tient son nom du propriétaire du perequaire (cadastre) de 1595. Elle doit connaître prochainement une nouvelle restauration pour sa consolidation. La municipalité a la volonté de mettre en valeur son patrimoine et de faire partager sa connaissance.

L’association «  Notre Belli Ripari » fait régulièrement des expositions. Les journées du patrimoine, en septembre, mettent également en valeur notre histoire.